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Le Journal de Saône et Loire

L’Europe ouvre ses portes à Stéphanie Bücher

Le 27/07/2011

Stéphanie Bücher et son mécène industriel, Hans Peter Tschamber.  Photo DR
Stéphanie Bücher et son mécène industriel, Hans Peter Tschambe

 

Installée à la Chapelle-Saint-Quentin depuis cinq ans, la Suissesse Stéphanie Bücher est membre quasiment depuis son arrivée en France de l’association artistique montcellienne Sept et Plus.

Une association qui lui a donné l’occasion d’organiser ici ses premières expositions et de faire connaître un travail dont il semblerait qu’il intéresse aujourd’hui les amateurs d’art bien au-delà de nos frontières.

C’est ainsi que Stéphanie s’est lancée dans un partenariat de deux ans avec une entreprise allemande spécialisée dans la fabrique de turbines installée à Wehr, en Rhénanie. Telle une artiste en résidence, elle y a travaillé et continuera d’y travailler à plusieurs reprises jusqu’à l’organisation d’une grande exposition courant 2012 sous l’intitulé Art and Engeenering.

Par ailleurs, lors d’une porte ouverte à Wehr, elle a eu l’occasion de rencontrer deux architectes suisses qui lui ont proposé d’exposer cette fois tout près de Bâle, la ville dont elle est originaire, dans le cadre historique de Rheinfelden.

Jouer sur les transparences

Sans parler d’une proposition qui pourrait donner un élan extraordinaire à sa carrière, mais dont elle se refuse pour l’heure à parler, attendant qu’elle se concrétise vraiment pour communiquer sur la question… Le tout en restant fidèle à une même démarche : partir d’éléments concrets qu’elle incorpore au besoin à ses œuvres pour aller vers l’abstraction en jouant essentiellement sur les transparences.

C’est ainsi qu’on l’a vue à ses débuts travailler sur les cours de cuisines de Jérôme Brochot, puis sur la confection des chocolats par Jérôme Thévenin et aujourd’hui sur l’aluminium. Toujours avec le même bonheur…

JEAN-MARC VUILLAMY (CLP)

Christian Dejeux, professeur agrégé d’Arts Plastiques a écrit : 

« La réalité sensible directe, dans tous ses mystères qui dépassent l’homme, reste la pierre de touche de l’expérience d’un monde aujourd’hui inondé par les images électroniques et les plaisirs technologiques. C’est seulement par un contact régulier avec la terre et le ciel que nous pouvons apprendre à nous orienter et naviguer dans les multiples dimensions qui nous sollicitent »
David Abram, « l’appel des sens »

C’est dans la nature et en pleine nature que Stéphanie est venue pour sa peinture. Tout commence par une quête, petites notes, croquis rapides, photos ; elle capte l’éphémère, le fugitif, tout ce qui se révèle et s’évanouit à la moindre variation du temps. Tout ce qui change la forme de la forme. Elle affectionne les reflets, la présence intangible de la lumière, les mouvements d’air et d’ombres furtives, les odeurs et la couleur des bruits, le goût du ciel, la chaleur et le froid, tout ce qui donnera corps et vie à sa peinture.
Travail de création en pleine nature, dans l’atelier, et parfois, « l’atelier » sort dans la cour. Pour entrer en peinture, elle affectionne les petits croquis rapides et spontanés, s’immerger, libérer le geste, aborder des surfaces plus grandes, faire vivre les matières et les couleurs, dialoguer avec les supports. Souvent, dans un premier temps, elle utilise des couleurs diluées, transparentes, parfois des encres de Chine.
C’est dans le lavis d’encre que son pinceau étale, combinant art et hasard que le peintre chinois donne et retrouve la vie de la nature. C’est en laissant vivre naturellement ses couleurs que Stéphanie renoue avec ses expériences de nature, se libère des formes pour retrouver la forme par delà la forme, par delà le voile du visible et n’en garder que l’éphémère.
C’est sur la toile que Stéphanie déroule le fil de sa peinture, lavis dilués, couleurs en épaisseur, matières, traces de brosses et pinceaux, empreinte de l’éponge, reprise avec mines de graphite, roseaux ou bambous taillés, fusain, encres, craie… Pour Stéphanie, le tableau est une scène ouverte, ce n’est pas un espace clos, la peinture s’échappe et coule sur les côtés, le graphisme sort du cadre et se poursuit de toile en toile, les gestes débordent, répondant à un synopsis intérieur. Les toiles entrent en résonance, point de « pencimento », point de repentir, car si elle dévoile l’invisible, elle cache aussi ; c’est parce que sa peinture possède une part de mystère et de secret qu’elle nous invite à voir tout ce que les formes révèlent et oublient au fil du temps.
Ce que Stéphanie propose dans sa peinture, c’est de nous faire vivre et partager son expérience du monde, une rencontre entre la lumière et l’obscur.

2008 – Saint Quentin – 71220 Le Rousset –

Ausstellung im Betrieb

Installationen und Skulpturen in untypischer Atmosphäre / Kunst bei der Firma Mut-Tschamber.

  1. Die beiden Geschäftsführer Michael Michael Müller und Hanspeter Tschamber (von links) zusammen mit Künstlerin Stephanie Bucher vor den abstrahierten Propellerblättern Foto: Ralph Fautz

WEHR (fau). Ein Spiel aus Licht und Farben erwartet die Besucher am Wochenende im Wehrer Industriegebiet. Installationen und Skulpturen in einer für Kunst doch eher untypischen Atmosphäre lassen zwei Bereiche einer Firma verschmelzen.

Die Kunst, als auch das Produktportfolio der ausstellenden Firma Mut-Tschamber stehen in einer besonderen Symbiose, welche die Schweizer Künstlerin Stephanie Bucher unter dem Namen « Kunst und Ingenieurwesen » auf eine kreative Art aufgegriffen hat.

Sakrale Einflüsse herrschen im Treppenhaus der Firma, die industrielle Rührwerke herstellt, vor. Trapezförmige Scheiben aus Acrylglas in unterschiedlichen Farben und Größen hängen scheinbar unsichtbar im Raum, der wie ein Turm gebaut ist. Die runde Form stellte die Künstlerin vor eine besondere Herausforderung. Die Verbindung zwischen der geschaffenen Kunst und Unternehmen wird hier am deutlichsten: Rührwerke, das sind auch Propeller, die denen einer Schiffsschraube sehr ähneln. Davon inspiriert, abstrahierte Bucher ein Propellerblatt und transformierte die runde Form zum Trapez. Bearbeitet mit Farbpigmenten, Glasperlen und durch Schleifen sind unterschiedliche, meist jedoch transparente Farbgebungen entstanden. Die Serie « Montblanc » bestimmt durch ihre Farbgewalt und das breite Format.

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Verteilt über beide Stockwerke sticht die Verbindung zwischen Büro, Konstruktion und Planung mit der Produktion hervor. Eine Produktionshalle als Ausstellungsraum? In den Augen der Künstlerin ist der Schaffensprozess der Arbeiter Kunst.

Die Ausstellung in der Firma Mut-Tschamber, Industriestraße 12 in Wehr, ist am Wochenende, 14. und 15. September zwischen 11 und 21 Uhr geöffnet. Führungen werden samstags um 15 und 18 Uhr, sowie sonntags um 15 Uhr angeboten